Toutes les dates de janvier à juillet 2026

Lundi soir de 19h à 21h.

  • 5 et 19 janvier
  • 2 et 9 février
  • 2, 16 et 30 mars
  • 4 et 18 mai
  • 1er, 15 et 29 juin

Vendredi matin de 10h à 12h

  • 9 et 23 janvier
  • 6 et 13 février
  • 6 et 20 mars
  • 10 avril
  • 15 et 29 mai
  • 12 et 26 juin
  • 3 juillet

Samedi matin de 10h30 à 12h30

  • 10 et 24 janvier
  • 7 et 14 février
  • 7 et 21 mars
  • 11 avril
  • 16 et 30 mai
  • 13 et 27 juin
  • 4 juillet

Une fin après la fin

Un premier participant écrit la fin d’une histoire. Puis il passe sa feuille à son voisin qui doit écrire toute l’histoire et y ajouter une autre fin, car il y a un rebondissement après la fin de l’histoire.

1. Étrange librairie que celle coincée entre deux grands immeubles rue de la fontaine. La spécialité de la bien-nommée librairie « Au bon temps » est de vous présenter toutes sortes de calendriers, avec des enluminures qui pourraient presque rivaliser avec celles des moines scribes au Moyen-Âge. Des calendriers de saints, ceux des saints, des automobiles, des plats cuisinés. La liste est longue et non exhaustive, n’ayant jamais osé tout fouiller. Un calendrier m’a surpris plus que les autres : le calendrier de la fin. Pas de la fin d’année, l’avent est passé par là, mais de la fin dans toute sa nudité et sa cruauté. La fin de quoi, me direz-vous. La fin de rien car il n’y a pas de début. Et sans début, peut-il exister une fin ? C’est là que réside toute l’énigme.

2. La première fois que je suis rentré dans cette librairie, c’était pour y acheter un livre. Histoire classique. Quelle ne fut donc pas ma surprise en m’apercevant qu’il y avait quelques rayonnages de livres se battant en duel – littéralement, le libraire ayant arrangé des livres du Moyen-Âge face à face, en joute, avec pour armes des marque-pages originaux – quand le rayon des calendriers occupait plus de la moitié de la boutique. C’est pour ça que j’y reviens chaque année, pour chercher mon calendrier de l’année suivante, ou pour observer la nouvelle disposition des trois-quatre livres qui tirent la gueule. L’année dernière, quelques exemplaires divers sur les secrets des mondes marins avaient été mis en scène dans un terrarium aménagé.

J’ai donc ouvert ce calendrier de la fin, pour examiner son contenu, déchiffrer l’intrigue. Comme les autres, on peut lire le nom des mois, un sur chaque page, reliées par des spirales. Comme les autres, on peut y voir les chiffres, de 1 à 31, de 1 à 29, de 1 à 30.

Il n’y a pas d’années, sur ce calendrier, ni de jours – si le lundi tombe le premier ou le deux, ce n’est pas indiqué.

L’élément le plus dérangeant est sans doute le fait que les chiffres sont notés à l’envers. Le calendrier de la fin est un compte-à-rebours tous les mois. Et comme le mois de janvier suit décembre, alors il est sans fin. Sans date. Sans commencement.

Je le repose, alors. Car le calendrier de la fin pourrait être mon dernier calendrier – mais cela me priverait du plaisir d’en choisir un chaque année.

Gérard et Maëlys

Texte à trois mains

INCIPIT A TROIS MAINS

Isabelle Anne Amelie

Isabelle

Pour marcher de Porto à t Jacques de Compostelle, il y a deux chemins, celui à l’intérieur des terres et le chemin côtier.

Anne

Lequel cet imbécile de Robert a-t-il pris ? Je m’asseyais sur le sol rocailleux. Prendre mon temps. Humer l’air. Me mettre dans la tête de Robert. Les grillons ou cigales (qu’est-ce que j’en savais ?) ne m’inspiraient pas. J’avais chaud avec mon pull de laine mis à la va-vite pour réussir à prendre l’avion. Bon sang ! Je suis ici, à Porto ! Et cette lumière aveuglante ! Prendre quel chemin ? D’après nos calculs Robert ne devait pas être trop éloigné, pas encore. Je montais dans le quatre-quatre et fis rugir le moteur. Une solution se profilait. Arriver à la prochaine étape, qu’il passe par la terre ou la côte, le point d’arrivée devrait être le même. Je n’en savais rien. Et puis Robert ne faisait jamais rien comme tout le monde. Mais je devais le retrouver, le ramener chez lui avant qu’Interpol n’intervienne. Qu’est-ce qui lui avait pris de tuer ce bougre d’Edgard pour ensuite filer sur le chemin de Compostelle ? Son dernier message m’avait heureusement éclairé sur sa destination, parce que Robert c’est mon frère et qu’il est parfaitement idiot. Je le connaissais bien ! Robert a toujours su faire l’andouille, Robert n’a jamais eu de limites. Cette fois c’était trop ! En tant que détective et avant que l’enquête aille plus avant, je me devais de le ramener au plus tôt. Je mettais les gaz et décidai de rouler jusqu’à la prochaine étape notée sur le guide.

Amélie

Soudain, je vis un homme dans la mer roulé par une énorme vague, Robert, mais pas seul il se noie et subitement se mettent sur lui 3 sauveteurs en mer munis de flotteurs et mon frère s’échappe loin, loin, avec les flotteurs, loin…Jusqu’aux Amériques où il sera récupéré par des cubains qui ne lui poseront pas trop de questions. Il sera devenu apparatchik. Sauvé Robert se fera appeler Robotic.

Les livres qui ont inspiré les ateliers d’écriture de janvier à novembre 2020

  • Chroniques martiennes, Ray Bradbury
  • A la ligne, feuillets d’usine, Joseph Ponthus
  • Petits poèmes en prose, Charles Baudelaire
  • Le dictionnaire des mots rares et précieux
  • Le fabuleux destin de la main, collectif, Les mains célestes, Philippe Gaillard
  • La folle allure, Christian Bobin
  • La vengeance de la pelouse, Richard Brautigan, titre de la nouvelle : Café
  • Nous sommes tous des Playmobiles, Nicolas Ancion, titre de la nouvelle : La tâche
  • Villas sans soucis, Georges Kolebka
  • Notes de chevet, Sei Shônagon
  • Alger, journal intense, Mustapha Benfodil
  • Dialoguer, Pierre Le Gall (livre de photos)
  • Le jour du chien, Caroline Lamarche
  • Le voile noir, Anny Duperey
  • 10 minutes et trente-huit secondes dans ce monde étrange, Elif Shafak
  • Trente autoportraits sur mon lit de mort, Eric Chevillard
  • Le prophète, Khalil Gibran
  • Mon grand-père, Valérie Mréjen
  • Tentative d’épuisement d’un lieu parisien, Georges Perec
  • Noir comme d’habitude, Annie Saumont
  • L’oiseau des morts, André Marcel Adamek