Je me souviens de notre chambre d’enfant que je partageais avec mon frère.
Les rideaux de la fenêtre, alors neufs et transparents, étaient striés de fils de couleur, bleu, rouge et vert.
Il y avait bizarrement aussi un lavabo qui nous a permis de bonnes batailles de pistolet à eau.
C’est sur le linoleum vert du sol que nous jouions au jeu de puces.
Nous avions reçu à un noël une grosse valise bourrée de jeux divers : petits chevaux, nain jaune, dames et même échecs, jeu de cartes….
C’est là, sans doute, que mon frère s’est découvert des talents d’illusionniste.
A l’adolescence, avec son copain Gérard, il allait chez les bonnes sœurs augustines, en bas de notre square, se faire la main et divertir les vieilles dames retraitées accueillies dans ce couvent.
C’est dans la chapelle de ce couvent qu’eut lieu la messe d’enterrement de mon père et, 20 ans plus tard, celle de ma mère.
Et voilà comme un jeu de puces vous ramène en arrière…. En un saut de puce, bien sûr !
Frédérique