Mélanie Poulard à Emile Lenôtre, cuisinier à l’EPAD où je réside
Cher monsieur,
En ce début d’année je tenais à vous présenter mes voeux pour 2019.
Vous ne me connaissez pas, je ne suis qu’une des 70 résidentes de cet EPAD où, depuis 3 mois que j’y réside, je suis obligée d’ingurgiter vos repas répétitifs et insipides.
Poisson le vendredi, soupe tous les soirs, Flamby un jour sur deux. Je n’en peux plus je suis écoeurée, je perds l’appétit et le moral.
Je pense avoir affaire à un homme compréhensif, alors je vous demande, par charité envers nos vieilles papilles en fin de parcours, de nous surprendre, nous faire saliver avec des plats simples, variés, des légumes colorés, de petites friandises inattendues.
Je suis toute prête à vous rencontrer afin de vous conseiller, moi qui fut une bonne cuisinière dans mes jeunes années.
La nuit je rêve de poulet basquaise, de gratin dauphinois, de steak frites et de mousse au chocolat !!!! Ne me dites surtout pas que c’est une question de budget, je sais très bien que l’on peut faire du bon avec peu.
Ne souhaitez vous pas, monsieur Emile, être notre idole, nous redonner la joie de vivre, le sourire, même un peu édenté, en nous gâtant à chaque repas?
Je suis sûre que oui, un cuisinier ne peut être un méchant homme et rester indifférent à cette requête faite dans un certain désespoir mais avec amitié et l’envie d’un partage.
Aurez vous la bonté de prendre ma lettre en considération?
Cordialement
Mélanie Poulard
Chambre 103, premier étage, à gauche en sortant de l’ascenseur.
Nadine