Si j’étais une chaussure…
Si j’étais une chaussure, je serais une chaussure rouge à talons aiguilles comme celles du film de Pedro Almodovar.
J’arpenterais les trottoirs de Madrid, je passerais devant les boutiques, les restaurants, les musées.
On me regarderait, on m’admirerait, on envierait mon intimité avec le pied adorable de la femme que je ne quitte pas d’une semelle.
Claire
Si j’étais une chaussure, je serais déterminée et prendrais mon destin en main, ou plutôt en pied. Je cesserais de subir ces marches forcées tous terrains par tous les temps. Je prendrais soin de moi et regarderais à deux fois avant de me poser pour ne plus marcher dans n’importe quoi.
Je m’intéresserais davantage à ma voisine : à force de nous croiser sans arrêt nous n’avons jamais pris le temps de faire connaissance. C’est dommage parce que mine de rien, ça fait des années que nous nous voyons tous les jours et je sens que nous avons plein de choses en commun. J’aimerais ralentir un peu le pas pour passer plus de temps avec elle, je suis sûre que ça nous profiterait à toutes les deux.
Marianne
Si j’étais une chaussure, je serais deux chaussures; C’est quand même plus facile pour mettre un pied devant l’autre. je serais une chaussure de cuir avec une bonne semelle à crampons pour protéger des cailloux des chemins, le pied de sa propriétaire. je serais stockée dans un rayon du Vieux Campeur. Elle serait venue me choisir avec enthousiasme et joie, à l’idée de l’expertise qui m’a conçue chaussure, et à la pensée des voyages à pied que je lui permettrais. Je serais imperméable, aurais une tige haute mais pas trop. Mon chaussant serait confortable pour qu’elle puisse y glisser ses orteils sans s’y frotter. Mon credo, c’est pas d’ampoules!
Annie Claude
Si j’étais une chaussure , je serais une botte de 7 lieues qui m’emmènerait aux 4 coins du monde en 2 secondes, mais attention, je serais une bottine bien confortable et élégante, faite d’un beau cuir bien souple, et jamais je n’oserais blesser le moindre orteil de celui ou celle qui me porterait.
Je saurais me faire résistante pour affronter tout type de sol mais également élégante pour m’adapter à toute situation ou tenue vestimentaire.
Isabelle
« Si j’étais une chaussure, je serais cet objet qui, au terme d’une lente ascension majestueuse, sortirait enfin des limbes crépusculaires, renaitrait à la lumière en franchissant la surface. Au bout de la ligne tendue du pêcheur ahuri, je tenterais un incertain sourire de ma semelle entrebâillée, dégorgeant maladroitement une coulée de vase… »
Jean-Marie